C’est gentil, mais je n’ai plus de lecteur de CDs !

Chers amis,

Voici un moment que nous ne donnions plus de nouvelles !

Entre four et moulin, le temps nous a manqué pour communiquer.

Entre deux concerts, nous avons travaillé aux derniers points de montage, à la rédaction et à la mise en page du livret de notre prochain disque : « ¡ Bien parado ! Aux sources du Boléro ».

Est-il encore bien utile d’éditer des CDs alors que de moins en moins de mélomanes utilisent ce support, me demanderez-vous ?

Eh bien, je vous avoue que je suis partagé.

En effet, nous passons un temps infini à enregistrer, à monter, à vérifier, à fignoler textes et illustrations, à mettre en page, sans parler du temps de préparation musicale spécifique à l’enregistrement.

Nous y investissons aussi beaucoup trop d’argent pour nos finances toujours moins abondantes.

Les critiques, quand il y en a, tardent à venir – quand elles viennent – et, dans certains cas, on regrette qu’elles n’aient pas plus tardé… ????

Une partie des professionnels à qui nous tendons notre beau disque nous disent qu’ils n’en écoutent plus, ou n’osent pas nous le dire…

Néanmoins, il me semble important de continuer à en éditer.

Le monde, on le voit, ne suit pas des trajectoires prévisibles, il n’évolue pas de façon linéaire.

Qui sait de quoi demain sera fait ?

Aujourd’hui tout est disponible en ligne ; sera-ce le cas demain ?

Je ne miserais pas, pour ma part, sur le seul numérique pour conserver la mémoire de petites créations et recréations.

Alors, même si cette stratégie mémorielle a quelque chose d’aléatoire, nous continuons de beaucoup nous dépenser – et de beaucoup dépenser – pour mettre le meilleur de nous-mêmes dans ces petits objets désuets que sont les CDs, comme on envoyait autrefois, paraît-il, des bouteilles à la mer.

Et, parallèlement, nous continuons de nous concentrer sur notre véritable corps de métier : celui de faire vibrer des capteurs de chair et d’os – les oreilles de nos auditeurs – et de faire voyager dans le temps et l’espace avec des sons, des gestes, des mots.

 

En ces belles semaines de printemps, trois occasions très différentes de nous entendre :

« Le Salon de musique » , matinée intimiste et interactive, au cours de laquelle le programme est tiré aux cartes.
Samedi 25 avril à 16h au festival Classique au large de Saint-Malo.

« ¡ Bien parado ! » ou « Sur un rythme espagnol » , où les magnifiques boleros, fandangos, tiranas, seguidillas, polos du début du XIXe siècle révèlent toute leur richesses dans les chorégraphies du danseur Jaime Puente.
Lundi 4 mai à 20h au Musée de l’armée, Invalides à Paris.

« L’Anatomie de la mélancolie », voyage musical en compagnie du philosophe anglais Robert Burton.
Dimanche 17 mai aux RDV de la Possonnière (Manoir de La Possonnière) de Couture-sur-Loir.

Le Salon de musique
ou Le baroque « à la carte » – soirée interactive

Olga Pitarch : chant
Marco Horvat : chant, guitare, vièle, théorbe

Une soirée unique, puisqu’issue d’un tirage au hasard, au plus près des musiciens, au plus intime de la musique !

Pour renouer avec l’esprit de divertissement et de sociabilité caractéristiques des ruelles du Grand Siècle, Faenza s’est amusé à concevoir un spectacle «à la carte», au sens propre du terme. En se servant d’un jeu de tarots, le public sera amené à composer lui-même une soirée unique que les interprètes découvriront avec lui au fur et à mesure que les onze arcanes – tirées au hasard sur un total de vingt-deux – seront dévoilées. Une façon de donner au public l’envie de revenir pour un prochain tirage qui ne manquera pas de produire, chaque soir, un résultat inattendu.

¡ Bien parado !
Musiques et danses espagnoles au temps de Goya – concert dansé

Clélia Horvat : chant et violoncelle

Francisco Mañalich : chant, danse et arpeggione

Olga Pitarch : chant, danse et castagnettes
Jaime Puente : danse et castagnettes
Marco Horvat : guitare romantique
Massimo Moscardo : guitare romantique et guitare « terzina »

Puissance, virtuosité, humour et énergie vitales caractérisent le répertoire méconnu de la séguidilla romantique.

« ¡ Bien parado ! » c’est par cette exclamation joyeuse que le public saluait la fin d’une séguidille, chantée et dansée avec virtuosité au son des guitares et des castagnettes, alors que le couple de danseurs et ses musiciens venaient de suspendre leur jeu de façon parfaitement synchronisée. En ce début de XIXe siècle, l’Espagne joyeuse des marchés, des places et des jardins se réconcilie avec celle des salons huppés de la haute société par le truchement de cette danse populaire entre toutes. C’est à un voyage dans cette époque haute en couleurs que vous inviteront les chanteurs, instrumentistes et danseurs de l’ensemble Faenza. Ils vous permettront de découvrir des compositeurs remarquables : Dionisio Aguado, Salvador Castro, Manuel Garcia, Blas de Laserna, Frederico Moretti, Narciso Paz, Fernando Sor…

Découvrez le teaser du spectacle ici.

L'Anatomie de la mélancolie
Ou Les Douze merveilles du monde

Myriam Arbouz : chant
Marco Horvat : chant et luth
Francisco Mañalich : chant et basse de viole
Ayumi Nakagawa : virginal

L’Anatomie de la Mélancolie de Robert Burton, publié en 1623, a été un grand succès de librairie tout au long du XVIIe siècle et a été traduit dans plusieurs langues. Cet ouvrage monumental, sérieux et délirant à la fois, entend concentrer le monde à la façon d’un Cabinet de Curiosités. Burton nous entraine dans un grand voyage macroscopique et microscopique, explorant le monde entier comme il explore les tréfonds de l’âme tourmentée de l’homme baroque, en proie au tensions métaphysiques les plus violentes. Faenza en donne ici une lecture ... musicale.

Ce programme explore le riche univers de la chanson élisabéthaine en relevant certains des thèmes évoqués par Burton (les sens, les sorcières et le magiciens, les passions et perturbations de l’esprit, le pouvoir curatif de la musique, la tyrannie de l’amour, le sommeil et le rêve, etc.) et en alternant des extraits de l’Anatomie avec le riche répertoire élisabéthain, vocal et instrumental : Henry Lawes, Tobias Hume, Robert Jones, John Maynard, l’auteur des « Douze Merveilles du monde » recueil qui n’est pas sans évoquer l’encyclopédisme de Burton.

Textes, chansons, musiques, se font écho et dessinent un ingénieux parcours dans l’univers si surprenant de l’Angleterre du XVIIe siècle.

Musiques de Tobias Hume, Robert Jones, John Maynard, Henry Lawes ... 

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