La Mémoire du Coeur

Projet inter-générationnel
Action Culturelle

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La musique, le chant sont intimement liés à  la mémoire dans notre vie de tous les jours. Il sont aussi un dépôt de mémoire collectif, social, quand les chansons sont transmises d’une génération à l’autre. Comme les contes, les chansons transmettent des récits (historiques ou imaginaires) mais aussi des émotions, une vision du monde, une vision morale ou éthique parfois, renforcée par la charge émotionnelle de la mélodie et du chant, là aussi, pour le meilleur et pour le pire : une chanson pouvant embrigader autant que libérer.

Le projet porté par l’ensemble Faenza vise, dans le cadre limité d’une classe du primaire ou de collège et sur la durée d’une année scolaire, à restaurer le lien de plus en plus fragile qui permet à une chanson – et à ce qu’elle véhicule – de traverser les décennies, voire les siècles. Traditionnellement, qui avait plus de temps, dans la famille, pour enseigner une chanson aux enfants ? Le grand-père ou la grand-mère. Où sont aujourd’hui les grands-pères et les grand-mères, la plupart du temps ? Chez eux quand ils le peuvent ou, le plus souvent, à la maison de retraite.

En dehors même du cas spécifique de la chanson, la cassure inter-générationnelle créée par la structure même de nos sociétés clivées nous semble être à la base de bien des disfonctionnements du système éducatif, en particulier quand l’individu arrive au stade de l’adolescence.

Faenza, comme ensemble de musique ancienne et comme groupement d’artistes implanté dans un territoire, les Ardennes, travaille à double titre sur la mémoire et la transmission. Il nous a semblé intéressant, voir essentiel, pour donner une assise à notre travail de passeurs d’histoire – passeurs d’histoires – de travailler sur la plus petite unité de saut générationnel connue, celle du saut d’une génération. Pour nous qui sautons quotidiennement les générations par dizaines – par le biais de l’écriture – il ne peut être que salutaire de toucher du doigt comment se négocie, pour une chanson traditionnelle, par nature non écrite et non savante, le saut d’une génération.

à Rethel : Les enfants de l'école Mazarin – Madeleine Leclère et Gisèle Manoëlle : passeuses de mémoire – Marco Horvat : direction artistique – Frédérique Leroy : orthophoniste – Antonia Ramarozaka : coordination

à Sedan : Les enfants de l'Ecole Georges Ouvrard – Eliane Dieudonné, Simone Staricki, Raymonde Le Poac : passeuses de mémoire – Marco Horvat : direction artistique – Anne-Françoise Groleaux : orthophoniste – Antonia Ramarozaka : coordination

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